Pendant longtemps, la cyberscurit à bord a t traite comme une affaire de bureau : un sujet pour la direction informatique du siège, très loin de la salle des machines. Ce temps est rvolu. Depuis que l'OMI a demand que le cyber-risque soit pris en compte dans le système de gestion de la scurit (SMS), et depuis que l'IACS a publi les Unified Requirements UR E26 et UR E27, la cyberscurit est devenue à la fois une exigence ISM et une exigence de classe. Autrement dit : elle se contrôle, elle s'audite, et surtout elle se prouve.
Or ce que demandent ces textes ressemble à ce que fait djà un service technique bien tenu : un inventaire d'actifs à jour, des versions logicielles maîtrises, des interventions traces, des accès contrôls, des sauvegardes testes et un plan de reprise. La diffrence, c'est que le « matriel » à recenser inclut dsormais les automates, les IHM, les passerelles rseau, les systèmes de navigation intgrs et tous les quipements connects du bord.
Cet article fait le point sur le cadre rellement applicable — dates et primètres — puis descend au niveau oprationnel : ce que votre armement doit documenter, comment une ϳԹ maritime peut porter cette preuve au quotidien, et les questions à poser à vos fournisseurs logiciels avant de signer.
1. Le cadre OMI : la rsolution MSC.428(98) et le SMS
Une exigence ISM depuis 2021
La rsolution MSC.428(98), adopte le 16 juin 2017 par le Comit de la scurit maritime, pose un principe simple : un système de gestion de la scurit approuv doit tenir compte de la gestion du cyber-risque, conformment aux objectifs et aux prescriptions fonctionnelles du Code ISM. L'chance retenue tait la première vrification annuelle du document de conformit (DOC) de la compagnie après le 1er janvier 2021.
Le point capital est là : l'OMI n'a pas cr un code cyber spar, elle a insr le cyber-risque dans un dispositif existant, celui du Code ISM. Le cyber-risque devient donc un risque comme un autre : identifi, valu, assorti de mesures de sauvegarde. Un auditeur peut lgitimement demander votre analyse de risque cyber, vos procdures et vos preuves d'application, au même titre que vos rapports d'exercices ou vos preuves de maintenance.
Les lignes directrices et leurs six fonctions
Les orientations pratiques figurent dans la circulaire MSC-FAL.1/Circ.3, « Guidelines on maritime cyber risk management », dont la rvision 3 date du 4 avril 2025. Cette dernière version structure la gestion du cyber-risque autour de six fonctions menes en parallèle et en continu :
- Gouverner (Govern) : dfinir la stratgie, les politiques, les rôles et les responsabilits.
- Identifier : connaître les systèmes, les actifs, les donnes et les dpendances critiques pour l'exploitation.
- ʰdzٲ : contrôle d'accès, segmentation rseau, formation, plans de continuit.
- ٳٱٱ : être capable de reprer un incident en temps utile.
- DzԻ : disposer de plans d'intervention, les pratiquer, rtablir les fonctions.
- 鳦ܱ : remettre en service les systèmes informatiss du bord et les rseaux ncessaires à l'exploitation.
Un service technique manipule djà ces six fonctions sans les nommer ainsi : identifier, c'est l'inventaire des quipements ; protger, ce sont les habilitations et les procdures ; dtecter, c'est le journal machine ; rpondre et rcuprer, ce sont les modes dgrads et les rechanges. La cyberscurit n'ajoute pas une discipline nouvelle, elle tend une discipline existante au domaine numrique.
2. IACS UR E26 et UR E27 : deux textes complmentaires
Là où l'OMI s'adresse à la compagnie et à son SMS, l'IACS — l'association internationale des socits de classification — s'adresse au navire et à ses fournisseurs. Publis une première fois en avril 2022 pour une application au 1er janvier 2024, les deux Unified Requirements ont t retirs puis republis en rvision 1 (UR E27 en septembre 2023, UR E26 en novembre 2023) afin de clarifier le primètre et d'harmoniser l'approche des visites.
UR E26 — Cyber resilience of ships
L'UR E26 traite du navire pris comme un système global. Elle couvre la conception, la construction, la mise en service et l'exploitation, et organise ses exigences autour des fonctions identifier, protger, dtecter, rpondre et rcuprer. Elle porte sur l'inventaire des systèmes informatiss (computer-based systems, CBS), la topologie des rseaux du bord, la gestion des accès, la protection des interfaces, la journalisation, ainsi que sur une procdure d'essai de cyber-rsilience à drouler en construction, à la mise en service, puis lors des visites.
UR E27 — Cyber resilience of on-board systems and equipment
L'UR E27 descend d'un cran : elle s'adresse aux quipementiers et aux intgrateurs. Un système livr à bord doit être accompagn d'un dossier : inventaire et schmas des systèmes informatiss, capacits de scurit, guide de configuration scurise, lments de cycle de dveloppement scuris (secure development lifecycle), plan de maintenance et de vrification, procdures de rponse et de rcupration, gestion des modifications et rapports d'essais. C'est ce dossier que votre quipe technique devra faire vivre pendant vingt ans d'exploitation.
Primètre et date d'application
Les deux textes s'appliquent aux navires neufs contracts pour construction à compter du 1er juillet 2024. Le primètre obligatoire vise principalement les navires à passagers en voyage international, les navires de charge de 500 UMS et plus en voyage international, les engins à grande vitesse et les units mobiles de forage au large de 500 UMS et plus, ainsi que certaines units mobiles automotrices ddies aux travaux offshore (pose d'oliennes, levage). Pour les autres navires, l'application reste possible à titre volontaire, à la demande de l'armateur.
À retenir : les UR E26 et E27 ne rendent pas votre navire existant « non conforme » du jour au lendemain — elles visent les constructions neuves contractes à partir du 1er juillet 2024. En revanche, la rsolution MSC.428(98) s'applique à toute compagnie soumise au Code ISM, donc à votre flotte actuelle. Pour un armement en exploitation, le sujet immdiat n'est pas la classe : c'est la preuve ISM.
3. Pourquoi la maintenance est en première ligne
Un service technique peut croire que tout cela relève de l'informatique. C'est l'inverse : la majorit des preuves attendues sont produites par la maintenance, pas par le siège.
L'inventaire des actifs OT et IT
Aucune dmarche cyber ne tient sans inventaire. Il faut savoir ce qui est à bord, où c'est raccord et dans quelle version cela tourne : automates, IHM, systèmes de gestion de l'nergie, variateurs, systèmes de conduite machine, ECDIS, radars, VDR, systèmes de ballastage, GMDSS, capteurs de niveau et de comptage. Dans les faits, l'inventaire cyber n'est rien d'autre qu'une extension de votre registre d'quipements, enrichi de trois colonnes : version logicielle ou firmware, rseau de rattachement, niveau de criticit.
Correctifs et versions logicielles des automates
C'est le point le plus dlicat en exploitation maritime. Un correctif appliqu sans essai sur un système de conduite propulsive peut crer un risque suprieur à la vulnrabilit qu'il corrige. La bonne pratique consiste donc à traiter chaque mise à jour comme une intervention de maintenance à part entière : demande value, fenêtre choisie (escale, arrêt technique), sauvegarde de la configuration avant intervention, essais après, possibilit de retour arrière, et consignation des versions avant et après.
Accès des intervenants extrieurs et mdias amovibles
La cl USB du technicien reste l'un des vecteurs d'incident les plus courants. Idem pour l'ordinateur portable de mise en service, la tlmaintenance ouverte « juste pour cinq minutes » et le compte de service laiss actif après le dpart du prestataire. Les mesures attendues sont simples mais doivent être crites : autorisation pralable, analyse antivirale des supports sur un poste ddi, connexion supervise par un officier, fermeture de l'accès distant en fin d'intervention, compte rendu sign. On retrouve la logique des habilitations et des consignations en salle des machines.
Journalisation, rponse, reprise et essais
Sans trace horodate, aucune dmonstration n'est possible : il faut pouvoir dire qui est intervenu, sur quel système, quand, avec quel support et avec quel rsultat. C'est la fonction d'un journal machine numrique. Vient ensuite le plan de rponse — qui isole, qui prvient l'armement, comment on bascule en manuel — puis le plan de reprise, adoss à des sauvegardes rellement restaurables. Une sauvegarde jamais teste n'est pas une sauvegarde : c'est un espoir.
4. Ce qu'un armement doit documenter
- Une politique cyber intgre au SMS, avec rôles et responsabilits clairement attribus (armateur, DPA, capitaine, chef mcanicien, rfrent cyber).
- Une analyse de risque cyber par type de navire, incluant les scnarios de perte de la propulsion, de la conduite machine, de la navigation et des communications.
- Un inventaire des systèmes informatiss par navire, tenu à jour, avec versions logicielles et schma de rseau.
- Une procdure de gestion des correctifs et des modifications logicielles, avec validation avant application.
- Une procdure d'accès des tiers : intervenants embarqus, tlmaintenance, supports amovibles.
- Une matrice des comptes et des habilitations, revue à chaque relève et à chaque changement de prestataire.
- Un plan de rponse à incident et un plan de reprise, avec modes dgrads documents.
- Un programme de sensibilisation de l'quipage, avec traces de formation et d'exercices.
- Les rapports d'exercices et d'essais, y compris les tests de restauration de sauvegardes.
- La documentation fournisseur exige par l'UR E27 pour les navires concerns.
5. Le rôle d'une ϳԹ dans la dmonstration de conformit
Une ϳԹ ne « rend pas conforme ». Elle fait mieux : elle produit, sans effort supplmentaire, la preuve date que les procdures sont appliques — exactement ce que cherche un auditeur ISM ou un inspecteur de classe.
Registre des actifs numriques et de leurs firmwares
Chaque quipement de la base quipements peut porter ses attributs cyber : fabricant, modèle, numro de srie, version logicielle en service, date de la dernière mise à jour, rseau, criticit, rfrent. L'inventaire cesse d'être un tableur mis à jour deux fois par an pour devenir une donne vivante, consultable à bord comme à terre.
Ordres de travail de mise à jour
Une mise à jour de firmware se planifie comme une rvision : ordre de travail dclench par chance ou par vnement, procdure attache, champs obligatoires « version avant / version après », pièces jointes (note de version, rapport du fournisseur), signature de l'officier. Le module Maintenance conserve l'historique complet, y compris les interventions reportes et leur justification — ce que les auditeurs regardent souvent en premier.
Traçabilit des prestataires et gestion des habilitations
Chaque intervention extrieure devient un ordre de travail nominatif : socit, technicien, systèmes concerns, support utilis, plage horaire d'accès distant, rsultat. Côt personnel, les habilitations et certificats de l'quipage se gèrent avec des dates de validit et des alertes, ce qui permet de dmontrer qu'un accès a bien t retir au dbarquement.
Sauvegardes, procdures de secours et pilotage de flotte
Le test de restauration des configurations d'automates peut être cr comme une tâche prventive priodique — semestrielle par exemple — avec compte rendu obligatoire. Les procdures de secours (passage en manuel, exploitation sans rseau) sont attaches aux quipements concerns. Un tableau de bord de flotte permet ensuite au superintendant de suivre les mises à jour en retard et les tests non raliss. Dtail souvent oubli : une application mobile fonctionnant hors connexion reste utilisable même lorsque le rseau du bord est volontairement isol après un incident.
6. Exigence, preuve attendue, où la produire
| Exigence | Preuve attendue | Où la produire |
|---|---|---|
| Inventaire des systèmes informatiss du bord | Registre dat : quipement, fabricant, modèle, version logicielle, rseau, criticit | Module Équipements de la ϳԹ + schma de rseau annex au SMS |
| Gestion des correctifs et des versions | Un ordre de travail par mise à jour : version avant/après, oprateur, essais, retour arrière | Module Maintenance, ordre de travail rattach à l'quipement |
| Contrôle des accès et des comptes | Liste nominative des comptes, habilitations, revue priodique, retrait à la relève | Module Équipage / gestion des habilitations |
| Intervenants extrieurs | Fiche signe : socit, technicien, systèmes touchs, support utilis, dure d'accès distant | Ordre de travail prestataire avec pièces jointes |
| Supports amovibles | Registre des supports autoriss et preuve d'analyse antivirale avant connexion | Procdure SMS + checklist rattache à l'ordre de travail |
| Journalisation des interventions | Historique horodat et non modifiable des actions techniques | Journal machine numrique / historique ϳԹ |
| Sauvegardes et reprise | Sauvegarde des configurations et rapport de test de restauration dat | Tâche prventive priodique dans le plan de maintenance |
| Plan de rponse à incident | Procdure, rôles, contacts, modes dgrads, compte rendu d'exercice annuel | SMS + rapport d'exercice archiv et rfrenc |
| Essais de cyber-rsilience (UR E26) | Procdure d'essai et rapports de construction, de mise en service et de visite | Dossier navire, chances suivies dans le module Certificats |
| Documentation fournisseur (UR E27) | Capacits de scurit, guide de configuration scurise, plan de vrification, rapports d'essais | Dossier technique de l'quipement dans la ϳԹ |
| Sensibilisation de l'quipage | Feuilles de prsence, contenu de la formation, dates, mise à jour à chaque relève | Registre de formation li aux dossiers d'quipage |
Utilisez ce tableau comme trame d'audit interne : pour chaque ligne, demandez-vous qui produit la preuve et combien de temps il faut pour la retrouver. Au-delà de cinq minutes, le dispositif ne tiendra pas devant un inspecteur.
7. Bonnes pratiques à bord
- Sparer les rseaux : navigation, conduite machine, administratif et loisirs de l'quipage ne doivent pas partager le même segment.
- Bannir les comptes gnriques sur les systèmes critiques. Un compte gale une personne.
- Changer les mots de passe par dfaut à la mise en service, y compris sur les quipements livrs par le chantier.
- Interdire les supports amovibles non contrôls et prvoir un poste ddi à l'analyse des cls des intervenants.
- Fermer la tlmaintenance à la fin de chaque intervention, et le consigner.
- Sauvegarder les configurations avant toute modification, et conserver une copie hors ligne à bord.
- Documenter les modes dgrads : conduite manuelle, navigation papier, communication de secours.
- Raliser un exercice cyber par an, au même titre qu'un exercice incendie, et l'archiver.
- Briefer les nouveaux embarqus dès la prise de poste, avec une fiche d'une page affiche en machine et sur la passerelle.
- Traiter les alertes physiques : port USB accessible, armoire d'automate non verrouille, poste laiss ouvert en passerelle.
8. Les questions à poser à vos fournisseurs logiciels
Votre ϳԹ, votre logiciel de planification d'quipage, votre solution de reporting ou de tlmtrie font partie de votre surface d'exposition. Avant de signer, ces sept questions valent mieux qu'un long argumentaire commercial. Elles complètent utilement les critères classiques de choix d'une ϳԹ.
- Գ : où les donnes sont-elles physiquement stockes, dans quel pays, chez quel oprateur et sous quel rgime juridique ?
- Chiffrement : les donnes sont-elles chiffres en transit et au repos ? Qui dtient les cls ?
- Authentification : l'authentification multifacteur est-elle disponible ? Comment sont grs les rôles, et la rvocation d'un compte est-elle immdiate ?
- Journalisation : existe-t-il une piste d'audit consultable par le client, indiquant qui a modifi quoi et quand ? Sur quelle dure est-elle conserve ?
- 鱹 : pouvez-vous exporter à tout moment l'intgralit de vos donnes dans un format ouvert, sans frais ni dlai artificiel ?
- DzԳپԳܾ : quelle est la politique de sauvegarde, quel est le dlai de rtablissement vis, et comment le navire travaille-t-il hors connexion ?
- Incidents : sous quel dlai êtes-vous inform d'une compromission, et quel est le processus de notification prvu au contrat ?
Un diteur srieux rpond à ces sept points par crit, sans dtour : ce sont exactement les questions que vos auditeurs et vos affrteurs vous poseront ensuite.
FAQ
Les UR E26 et E27 s'appliquent-elles à mon navire existant ?
Pas de façon obligatoire : elles visent les navires neufs contracts pour construction à compter du 1er juillet 2024. Un armateur peut en demander l'application volontaire, et plusieurs socits de classification proposent des notations cyber pour les navires en exploitation. La rsolution MSC.428(98), elle, concerne bien votre flotte existante via le SMS.
Quelle est la diffrence entre UR E26 et UR E27 ?
L'UR E26 traite de la cyber-rsilience du navire dans son ensemble : architecture des rseaux, inventaire des systèmes, protections, dtection, rponse, reprise et essais. L'UR E27 traite de la cyber-rsilience de chaque système et quipement embarqu : elle engage donc les quipementiers et les intgrateurs sur la documentation, les capacits de scurit et le cycle de dveloppement du produit livr.
Le cyber-risque est-il vrifi pendant un audit ISM ?
Oui. Un auditeur peut demander l'analyse de risque, les procdures associes et surtout les preuves d'application : inventaire à jour, traçabilit des interventions, comptes rendus d'exercices, registres de formation. Dans la pratique, c'est la production de ces preuves qui pose problème, bien plus que la rdaction des procdures.
Faut-il que le navire soit connect en permanence pour être conforme ?
Non, c'est même l'inverse : rduire les connexions inutiles fait partie des mesures attendues. Ce qui compte est de maîtriser les connexions existantes et de pouvoir continuer à travailler rseau isol. Un outil de maintenance utilisable hors connexion, synchronis à l'escale, rpond bien à cette contrainte.
Que faire d'un automate dont le fabricant ne fournit plus de correctifs ?
On documente le cas plutôt que de l'ignorer. La dmarche attendue consiste à consigner l'obsolescence dans l'inventaire, à valuer le risque associ, puis à appliquer des mesures compensatoires : isolement rseau, restriction des accès physiques, dsactivation des ports inutiliss, surveillance renforce, stock de rechange ddi et remplacement planifi au prochain arrêt technique.
Une ϳԹ suffit-elle à être conforme ?
Non. La conformit repose d'abord sur une organisation, des procdures et des personnes formes. Mais la ϳԹ transforme ces intentions en lments vrifiables : inventaire vivant, ordres de travail dats, historique inaltrable, habilitations suivies. Sans elle, la dmonstration repose sur des tableurs et des courriels, ce qui tient rarement face à un audit.
Conclusion
La rglementation cyber maritime n'est pas un chantier informatique de plus : c'est une extension du travail que vos quipes font djà. L'OMI vous demande d'intgrer le cyber-risque à votre SMS depuis 2021 ; l'IACS impose, pour les navires neufs contracts depuis le 1er juillet 2024, un niveau de cyber-rsilience vrifiable au navire (UR E26) et aux quipements embarqus (UR E27) ; les recommandations professionnelles publies par BIMCO et une vingtaine d'organisations du secteur — dont la version 5 des Guidelines on Cyber Security Onboard Ships, parue le 14 novembre 2024 — fournissent le mode d'emploi oprationnel.
Le facteur limitant n'est jamais la rdaction des procdures : c'est la capacit à prouver, un an plus tard, qu'elles ont t appliques sur chaque navire. Un inventaire enrichi des versions logicielles, des ordres de travail de mise à jour, une traçabilit des prestataires et des sauvegardes testes : voilà ce qui fait la diffrence le jour de l'audit.
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La cyberscurit rejoint dsormais les autres exigences de conformit couvertes par notre guide de la ϳԹ maritime.




