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Capitaine vrifiant les certificats STCW et le livret maritime d'un marin dans le bureau du navire

Certificats d'quipage : grer STCW, MLC 2006 et visites mdicales sans jamais rater une chance

Tangi Capitaine

Un titre expir ne fait aucun bruit. Il ne dclenche pas d'alarme à la passerelle et n'apparaît sur aucun rapport de quart. Il se manifeste au pire moment : à la coupe, quand un inspecteur du Port State Control compare les titres prsents avec le document d'effectif minimal de scurit.

La gestion certificats quipage est l'une des rares zones de conformit où l'erreur est binaire. Un certificat mdical prim de vingt-quatre heures ne se ngocie pas : le marin n'est plus rput apte, l'armement du navire n'est plus conforme, et la responsabilit remonte vers la compagnie, l'armateur et le DPA.

Voici une mthode de terrain : cartographier ce qu'il faut suivre pour chaque marin, identifier les points de rupture, mesurer les consquences relles d'une premption, puis installer un dispositif d'alerte qui rend l'oubli structurellement impossible.

Cartographier le dossier documentaire d'un marin

Un officier de quart ne dtient pas un titre : il en dtient une pile, mise par des autorits diffrentes, avec des validits diffrentes, et dont certaines pièces conditionnent les autres.

Brevets STCW et visas de reconnaissance

La convention STCW de 1978, telle qu'amende — notamment par les amendements de Manille de 2010 —, fixe les normes de formation, de dlivrance des brevets et de veille. Un marin dtient un brevet d'aptitude (Certificate of Competency) correspondant à sa fonction, complt de certificats d'aptitude (Certificates of Proficiency) pour des tâches spcifiques.

Deux points sont sous-estims. D'abord, ces titres sont dlivrs pour une dure limite — cinq ans dans la pratique courante des administrations — et leur revalidation dpend d'exigences de navigation effective et, le cas chant, de formations de remise à niveau. Ensuite, un brevet ne vaut pas automatiquement sous un autre pavillon : il faut un visa de reconnaissance (endorsement) dlivr par l'État du pavillon au titre de la règle I/10. C'est souvent ce visa, et non le brevet, qui manque lors d'un contrôle.

La règle I/10 prvoit une soupape : le pavillon peut autoriser un marin à servir pendant une priode n'excdant pas trois mois avec un brevet valide dlivr par une autre Partie, à condition qu'une preuve du dpôt de la demande de visa soit disponible à bord. Un courriel oubli dans une boîte personnelle ne vaut rien devant un inspecteur.

Formations de base et formations spcifiques

La formation de base — survie individuelle, prvention et lutte contre l'incendie, premiers secours lmentaires, scurit individuelle et responsabilits sociales — relève de la section A-VI/1 du code STCW. Depuis les amendements de Manille, les comptences de survie et d'incendie font l'objet d'une remise à niveau priodique, en pratique tous les cinq ans, avec preuve documentaire.

S'y ajoutent, selon le poste et le navire : lutte avance contre l'incendie, embarcations et radeaux de sauvetage, soins mdicaux, sûret, formations ptroliers, chimiquiers et gaziers, code polaire, navires à passagers. Le certificat gnral d'oprateur SMDSM relève d'un rgime propre.

Certificat mdical d'aptitude

La règle I/9 de STCW et la règle 1.2 de la MLC 2006 convergent : aucun marin ne travaille sans certificat d'aptitude mdicale valide, dlivr par un mdecin dûment qualifi disposant d'une pleine indpendance professionnelle. La validit maximale est de deux ans (un an avant dix-huit ans) ; la vision des couleurs est rvalue au maximum tous les six ans. En voyage international, le certificat doit être disponible en anglais.

Deux souplesses sont souvent mal appliques. Si le certificat expire en cours de voyage, il reste en vigueur jusqu'au prochain port où un mdecin reconnu est disponible, sans excder trois mois. Dans les cas urgents, l'autorit comptente peut autoriser jusqu'à trois mois de travail lorsque le marin dtient un certificat expir de date rcente. Filets de scurit, pas modes de gestion.

Selon le pavillon, le document change de nom : l'ENG1 dlivr par des mdecins agrs par l'administration britannique, valable deux ans au maximum, en est l'exemple le plus connu dans le yachting.

Contrat d'engagement maritime et documents sociaux

La MLC 2006 impose un contrat d'engagement maritime (Seafarer's Employment Agreement) sign par le marin et l'armateur, dont un original est conserv par le marin et un autre disponible à bord. S'y rattachent les attestations de garantie financière en cas d'abandon et en cas de dcès ou d'incapacit de longue dure, la dclaration de conformit du travail maritime et le certificat de travail maritime du navire.

Les amendements de 2022 à la MLC, entrs en vigueur le 23 dcembre 2024, ont renforc plusieurs volets : protection financière des services de recrutement et de placement, rapatriement des marins abandonns et des restes des marins dcds, dbarquement rapide en cas de blessure ou de maladie graves, accès à internet à bord à un coût raisonnable, quipements de protection individuelle adapts à la morphologie, enregistrement et dclaration annuelle des dcès de marins à l'OIT.

Passeport, visas et documents de la compagnie

Dernier bloc, souvent gr par un service distinct et donc mal synchronis : passeport, pièce d'identit des gens de mer, visas d'entre et de transit, vaccinations exiges, autorisations de travail. Puis les documents propres à la compagnie — familiarisation navire, habilitations aux travaux à risque, dsignations ISM —, rarement rglementaires au niveau international mais systmatiquement recherchs en audit interne. Notre glossaire maritime reprend ces acronymes.

Officier vrifiant les titres et certificats de l'quipage à la table de passerelle
La matrice d'armement croise les titres exigs et les titres dtenus. Un cart et le navire ne peut pas appareiller.

La matrice d'armement : un titre prim, un navire immobilis

Du document d'effectif minimal au rôle d'quipage

Le document d'effectif minimal de scurit dlivr par l'État du pavillon fixe le nombre et la qualification des marins requis. Ce n'est pas une cible indicative, c'est une condition de conformit : si un officier mcanicien chef de quart perd la validit de son visa, ce n'est pas une ligne rouge dans un tableur, c'est un poste rglementaire non pourvu.

D'où la matrice d'armement : croiser les postes exigs par le document d'effectif minimal et les procdures ISM avec les titres rellement dtenus par les marins prvus au planning. Chaque case doit être servie par un titre valide sur toute la dure de la rotation.

Le risque de premption en cours de rotation

Le scnario est banal. Un second capitaine embarque le 3 pour dix semaines ; son certificat de lutte avance contre l'incendie expire le 28. À l'embarquement, tout est vert. À mi-rotation, le navire n'est plus conforme et personne ne le sait, parce que le contrôle a t fait une seule fois.

La règle oprationnelle : un titre doit être valide à la date de fin de rotation prvue, majore d'une marge couvrant les retards de relève. Sur des trafics exposs — escale manque, attente en rade, arrêt technique qui s'allonge —, trois à quatre semaines sont ralistes. Sur les rotations courtes des navires à passagers ou des services portuaires, la marge peut être rduite si la vrification est plus frquente.

Inspection PSC et audit ISM : les consquences relles

Contrôle par l'État du port

Les inspecteurs vrifient brevets et certificats assortis des visas du pavillon, certificats mdicaux, attestations de formation, document d'effectif minimal, tableau d'organisation du service à bord et relevs d'heures de repos. Le mmorandum d'entente de Paris publie une orientation ddie à la certification et à l'armement au titre de STCW, de la MLC et de SOLAS : ce champ concentre des carts rcurrents.

Le passage à la ٱԳپDz se joue sur la gravit : titre manquant ou expir, effectif non conforme, absence de personnel de quart qualifi, poste tenu par une personne non qualifie. Une ٱԳپDz, ce sont des heures ou des jours d'immobilisation à quai, des coûts d'escale et de retard, l'acheminement d'un remplaçant, et une inscription publique dans les bases du mmorandum rgional qui dgrade le profil de risque du navire — donc la frquence de ses inspections futures.

Audit ISM et non-conformit majeure

L'auditeur ISM cherche la dfaillance du système. Une attestation prime isole peut passer en observation ; l'absence de procdure documente, de responsable dsign et de preuve de contrôle avant embarquement mène à une non-conformit, voire à une non-conformit majeure si la scurit est affecte. Voir notre article sur le code ISM et son application et son outillage dans code ISM et ϳԹ.

Tableau de rfrence : document, metteur, validit, consquence

DocumentÉٳٱܰValidit typiqueConsquence d'une premption
Brevet d'aptitude STCW (CoC)État de dlivrance5 ans, revalidation sous conditions de navigationMarin non qualifi ; poste non pourvu ; motif classique de ٱԳپDz
Visa de reconnaissance (endorsement)État du pavillonAligne sur le brevet, sans le dpasserTitre non opposable sous ce pavillon ; tolrance de 3 mois avec preuve de demande
Formation de base (A-VI/1)Centre agrRemise à niveau survie et incendie tous les 5 ansÉcart PSC ; marin non affectable au rôle d'appel ; non-conformit ISM
Formations spcifiques (incendie avanc, embarcations, sûret, cargaisons)Centre agrSelon module, mise à jour quinquennale frquenteFonction non couverte ; restriction d'exploitation
Certificat mdical (ENG1 ou quivalent)Mdecin agr2 ans max ; 1 an avant 18 ans ; couleurs jusqu'à 6 ansMarin rput inapte ; prolongation jusqu'au prochain port, 3 mois maximum
Contrat d'engagement maritimeArmateurDure de l'engagementÉcart MLC 2006 ; risque de rclamation et de plainte à bord
Garanties financières abandon et dcèsAssureur ou garantGnralement annuelleÉcart MLC majeur ; attestation exigible et affiche à bord
Passeport, pièce d'identit des gens de mer, visasAutorits nationalesVariable ; visas souvent 6 à 12 moisRelève bloque, refus de transit, frais de racheminement
Familiarisation et habilitations compagnieCompagnie et capitaineÀ chaque embarquementNon-conformit ISM ; responsabilit engage en cas d'accident
Relevs d'heures de travail et de reposBord, viss capitaine et marinTenue quotidienne, copie au marinÉcart MLC ; prsomption de fatigue en cas d'vnement de mer

Les dures exactes dpendent du pavillon, du type de navire et de la zone d'exploitation : confirmez-les auprès de l'administration, puis paramtrez-les une fois pour toutes. Un cas d'adaptation est dcrit dans notre article sur les certificats des navires de pêche hauturière.

Le processus recommand : cinq briques

1. Un registre unique

Le premier facteur d'chec n'est pas l'oubli, c'est la dispersion : un tableur à l'armement, un dossier partag aux ressources humaines, des scans chez le capitaine, des originaux dans un classeur à bord. Le registre doit contenir, par marin et par document : type, numro, metteur, date de dlivrance, date d'expiration, fichier numris, navire d'affectation.

2. Des alertes à J-90, J-60 et J-30

Une alerte la veille de l'expiration ne sert à rien : convocation en centre de formation, rendez-vous mdical et instruction d'un visa se comptent en semaines.

  • J-90 — planification. Le crneau de formation ou de visite mdicale est positionn sur le planning de rotation, pas sur le temps de repos du marin.
  • J-60 — engagement. Rservation faite, demande administrative dpose, preuve de dpôt archive dans le registre.
  • J-30 — escalade. Si le document n'est pas obtenu, le dossier remonte au superintendant et au DPA, et un remplacement est tudi.

Pour les visas de reconnaissance et les visas consulaires, un seuil supplmentaire à J-120 est plus prudent.

3. Un responsable dsign nommment

« L'armement s'en occupe » n'est pas un processus. Chaque type de document a un propritaire : le crewing pour brevets, visas et contrats ; le bord pour les familiarisations et les relevs d'heures ; le DPA pour l'arbitrage. C'est exactement ce que l'auditeur ISM vient chercher.

4. La preuve documentaire archive

Un document valide qu'on ne peut pas produire quivaut, en inspection, à un document absent. Chaque titre doit être numris, horodat, rattach au marin et accessible hors connexion depuis le bord — dcisif en mer ou dans un port sans rseau exploitable.

5. Le contrôle avant embarquement

La brique la plus rentable : une checklist signe avant chaque embarquement, qui vrifie la validit à la date de fin de rotation prvue. Cinq minutes par marin, à comparer au coût d'une immobilisation. Même logique que pour la scurit des interventions, dcrite dans notre article sur les habilitations et la consignation.

Rotations et relèves : là où le système casse

On perd rarement le contrôle en rgime stable : on le perd lors d'un remplacement de dernière minute. Un marin dbarque pour raison mdicale, un remplaçant est trouv en quarante-huit heures, il embarque avec un brevet valide mais sans visa du pavillon. Le navire appareille en cart.

Trois garde-fous. Constituer un vivier de remplaçants pr-qualifis dont les titres sont djà suivis, avec visa du pavillon obtenu à l'avance pour les fonctions critiques. Interdire toute affectation qui ne passe pas le contrôle automatique du registre : le blocage doit être technique, pas culturel. Tracer les drogations — si l'on s'appuie sur la tolrance de trois mois ou sur la prolongation mdicale, la dcision, sa base rglementaire et sa date de fin figurent dans le registre avec une alerte propre.

Certificats et heures de repos : deux faces du même dossier

La MLC 2006 impose, à la norme A2.3, soit un maximum d'heures de travail (14 heures par 24 heures, 72 heures par 7 jours), soit un minimum d'heures de repos (10 heures par 24 heures, 77 heures par 7 jours). Le repos ne peut être scind en plus de deux priodes, dont l'une d'au moins six heures, et l'intervalle entre deux priodes conscutives ne peut excder quatorze heures. Le tableau d'organisation du service est affich dans la langue de travail et en anglais, et le marin reçoit une copie vise de son relev.

Le lien avec les certificats est direct. Quand un poste n'est plus pourvu parce qu'un titre a expir, la charge se reporte sur le reste de l'quipage : les relevs drivent et l'on se retrouve avec deux carts corrls, armement non conforme et infraction aux dures de repos. En cas d'vnement de mer, c'est prcisment ce que cherchera l'enquêteur. Suivre les deux dans le même système, avec la rigueur applique au journal de bord, relève autant de la scurit que de la conformit.

Donnes personnelles des marins : ce qu'impose le RGPD

Un registre de certificats est un traitement de donnes personnelles — et, pour le certificat mdical, un traitement touchant à la sant. Trois principes structurent le système.

  • Minimisation. On enregistre l'aptitude et l'chance, pas le motif mdical ni des restrictions dtailles au-delà du strict ncessaire à l'affectation.
  • Limitation de la conservation. Le rfrentiel de la CNIL sur les dures de conservation en gestion des ressources humaines prvoit un dossier professionnel conserv en base active pendant la dure de la relation de travail, puis en archivage intermdiaire jusqu'à l'expiration des dlais de prescription applicables. Il faut donc sparer techniquement base vive et archive — et purger rellement.
  • Droits des personnes. Le marin dispose d'un droit d'accès, de rectification et d'information sur les finalits : il doit pouvoir obtenir copie des titres dtenus sur lui, ce qui suppose un export propre par personne.

S'y ajoutent la gestion des habilitations, la traçabilit des accès et l'encadrement contractuel des agences de manning comme sous-traitants.

Modules Éܾ貹 et Certificats : la mise en œuvre

Smart Sailors est une ϳԹ / ERP maritime conçue par des marins, dite depuis Marseille et dploye sur plus de 700 navires. Deux des douze modules de la plateforme couvrent directement ce sujet.

Le module Éܾ貹 tient le dossier de chaque marin : identit, fonction, affectation, rotations, titres et pièces numrises. Il porte la matrice d'armement et permet de vrifier, avant de valider une affectation, que chaque poste du document d'effectif minimal est servi par un marin dont les titres restent valides jusqu'à la fin de la rotation.

Le module Certificats apporte l'chancier : dates d'expiration, alertes paramtrables, responsable assign, pièce jointe archive, historique des renouvellements. Il traite dans la même logique les certificats du navire et ceux de l'quipage. Le module Dashboard consolide la flotte : le superintendant voit d'un coup d'œil les chances des soixante prochains jours.

L'ensemble fonctionne sur l'application mobile hors connexion, indispensable pour prsenter une pièce sans rseau. Les tarifs vont de 10 € par navire et par mois en Plaisance à 100 € en Premium et 150 € en Entreprise, avec un essai gratuit de 30 jours.

À retenir — Un titre doit être valide non pas au jour de l'embarquement, mais à la date de fin de rotation prvue, majore d'une marge. Un registre unique, trois seuils d'alerte (J-90, J-60, J-30), un responsable nomm par type de document et une preuve numrise accessible hors connexion couvrent l'essentiel du risque. Les tolrances rglementaires de trois mois sont des filets de scurit, pas des mthodes de gestion.

FAQ

Quelle est la dure de validit d'un brevet STCW et de son visa de reconnaissance ?

Les brevets et certificats d'aptitude STCW sont dlivrs pour une dure limite, couramment cinq ans, et leur revalidation dpend d'exigences de navigation effective et, selon les cas, de formations de remise à niveau. Le visa dlivr par l'État du pavillon ne peut aller au-delà de la validit du brevet auquel il se rattache. Vrifiez les deux dates : elles ne coïncident pas toujours.

Un marin peut-il travailler avec un certificat mdical expir ?

Par principe, non. Deux souplesses encadres existent : si le certificat expire en cours de voyage, il reste en vigueur jusqu'au prochain port où un mdecin reconnu est disponible, dans la limite de trois mois ; dans les cas urgents, l'autorit comptente peut autoriser jusqu'à trois mois de travail lorsque le marin dtient un certificat expir de date rcente. Ces situations doivent être documentes et suivies par une alerte spcifique.

Qu'est-ce qui dclenche une ٱԳپDz lors d'une inspection PSC ?

Un titre manquant ou expir, un effectif non conforme au document d'effectif minimal, l'absence de personnel de quart qualifi ou un poste tenu par une personne non qualifie, auxquels s'ajoutent les dfauts de relevs d'heures de repos. Au-delà de l'immobilisation, la ٱԳپDz est publie par le mmorandum rgional et dgrade le profil de risque du navire.

Qu'ont chang les amendements de 2022 à la MLC 2006 ?

Entrs en vigueur le 23 dcembre 2024, ils renforcent la protection financière lie au recrutement et au placement, le rapatriement des marins abandonns et des restes des marins dcds, le dbarquement rapide en cas de blessure ou de maladie graves, l'accès à internet à bord à un coût raisonnable, l'adaptation des quipements de protection individuelle, et la dclaration annuelle des dcès de marins à l'OIT.

Comment concilier registre numrique et RGPD ?

Par la minimisation des donnes, une gestion fine des habilitations, une distinction claire entre base active et archivage intermdiaire avec purge à l'issue des dlais de prescription, et un dispositif permettant au marin d'exercer ses droits d'accès et de rectification. Les agences de manning doivent être encadres contractuellement comme sous-traitants.

Un tableur suffit-il ?

Pour un ou deux navires et un effectif stable, oui. Il devient risqu dès que plusieurs personnes le modifient, que les pièces vivent ailleurs et que les rotations s'enchaînent : les alertes reposent alors sur la vigilance d'une seule personne. Le seuil de bascule observ se situe autour de trois navires ou d'une trentaine de marins suivis.

Conclusion

La conformit documentaire de l'quipage ne se joue pas au moment de l'inspection : elle se joue quatre-vingt-dix jours plus tôt, quand quelqu'un dcide — ou non — de programmer une visite mdicale et de dposer une demande de visa. Un registre unique, trois seuils d'alerte, un responsable nomm, une preuve archive et un contrôle avant embarquement cal sur la fin de rotation transforment un risque d'immobilisation en routine administrative.

Vous souhaitez voir comment les modules Éܾ貹 et Certificats se comportent sur votre flotte ? ou lancez votre essai gratuit de 30 jours. Notre quipe est joignable via la page contact ou à contact@smartsailors.net.

Au-delà des certificats, la maîtrise des accès compte aussi : le module de gestion des rôles et permissions garantit que chaque marin et chaque responsable à terre ne voit que ce qui le concerne, un point souvent contrôl en audit ISM. Certificats navire et quipage se pilotent d'ailleurs dans le même système, dont notre guide de la ϳԹ maritime dcrit le fonctionnement.

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